Max-Hector Archambault est un artiste visuel originaire de Maniwaki et travaillant actuellement à Montréal. En 2006, il commence ses études en arts visuels et médiatiques au CÉGEP de l’Outaouais avant d’entreprendre un Baccalauréat en Histoire de l’art à l’Université de Montréal en 2010. Il pratique le dessin et la peinture professionnellement depuis 2014 et expose ses œuvres dans de nombreux endroits au Québec. En plus de sa pratique artistique, il est aussi musicien et travaille au Musée des beaux-arts de Montréal au service de la gestion des collections. Ses œuvres font partie de nombreuses collections particulières canadiennes

Démarche


À travers l’art visuel je cherche à construire des mondes, des univers intérieurs qui me sont
propres. Pour y arriver, je me plaie à voir l’histoire de l’art comme un grand bazar où l’on peut trouver de tout et l’on peut tout emprunter. J’intègre des aspects canoniques de courants tels que l’expressionnisme, le fauvisme ou le cubisme à mes œuvres pour développer un langage pictural personnel. Celui-ci est généralement cru et empreint de subjectivité. Mon travail bascule constamment entre la figuration et l’abstraction. Il s’agit d’une dualité forte que l’on retrouve dans mouvements artistiques de la première moitié du 20ième siècle. On retrouve cette dichotomie dans mon travail d’une autre façon : la dualité entre l’instinct et le contrôle.

Étant également musicien dans plusieurs groupes noise rock, la peinture est pour moi une façon différente de composer. Dans mes œuvres j’applique une gestualité rythmée qui me guide tout au long de la création. Je retrouve dans la peinture une autre manière de composer qui pourrait s’apparenter à un ‘’jam pictural’’. Que ce soit par l’abondante accumulation de couches picturales à l’aérosol, les couleurs saturées rappelant le kitsch ou l’utilisation de matériaux trouvés ; j’utilise l’abstraction pour traduire visuellement ma mythologie personnelle qui est profondément ancrée dans l’univers musical.

Étant omniprésente dans mon quotidien, et particulièrement durant les moments de création, la musique joue un rôle crucial lorsque je crée. Elle scande les mouvements, dicte une intensité et instaure de la poésie dans les titres comme dans les toiles elles-mêmes. L’acte de peindre traduit l’intensité du moment. La toile devient un réceptacle accueillant les élans d’un instant, traduisant l’ambiance de l’atelier et mon expérience du monde à un moment précis. Il en résulte des paysages imaginaires, voués à la contemplation et à l’analyse de soi-même.

Mes œuvres font parties de nombreuses collections particulières au Canada.

Photos par Jonathan Samson

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